Ergonomie et travail de bureau pose le sujet d’aller plus loin que le siège ergonomique ( https://www.inrs.fr/risques/postures-sedentaires/prevention-risques.html ) pour développer la santé au travail.

Quand on parle d’ergonomie au bureau, la première réaction est souvent qu’il n’y a « Pas de souci, on a déjà des chaises ergonomiques ». Or, l’ergonomie ne se résume ni à un fauteuil bien réglé, ni à un bras articulé pour écran. C’est une approche globale, centrée sur le travail réel, qui va bien au-delà du mobilier (  https://bdergonomie.com/temoignages-nos-retours-d-experience/ ).

 

Le siège n’est qu’un point de départ

Un bon équipement, c’est important. Mais il ne garantit ni le confort, ni la prévention des douleurs, ni l’efficacité au quotidien. En effet, le poste ne fait pas tout, et chaque activité est unique.

Deux salariés(es)·es assis(es) à des postes identiques peuvent vivre des réalités très différentes notamment du fait des interruptions permanentes, de la surcharge de mails, des outils numériques mal pensés, de l’isolement, de la perte de sens…

 

Penser l’organisation du travail

L’ergonomie s’intéresse autant à la charge mentale qu’à la posture (charge physique). Cela inclut donc en fonction d’un périmètre d’analyse et d’un pré-diagnostic de traiter :

  • Du rythme de travail et les délais ;
  • De la multiplication des tâches ;
  • Des interruptions et sollicitations constantes ; 
  • De l’usage intensif d’outils numériques non adaptés ;
  • Du rapport au télétravail ou au flex office …

Autant de facteurs qui peuvent générer du stress, de la fatigue cognitive, de la frustration. Le mobilier est un outil d’aide pour une partie des contraintes physiques. Toutefois, d’autres aspects sont à prendre en compte pour améliorer les conditions d’exécution du travail.

 

Une démarche globale, sur mesure

Agir en ergonomie de bureau, c’est observer les situations réelles, écouter les salariés(es), comprendre leurs contraintes, et co-construire des solutions durables. Il peut s’agir d’aménager les espaces, mais aussi de revoir les processus, les outils collaboratifs, les horaires ou les règles implicites de fonctionnement.

 

En résumé

Le siège ergonomique est utile, mais ce n’est que la surface du problème. Pour agir efficacement, il faut élargir le regard à l’ensemble des dimensions de l’activité. C’est là que l’ergonomie de l’activité déploie tout son potentiel.

 

 

Cet article est issu de la rubrique : « Ergonomie en action »

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Sources inspirantes

  • INRS. (2013). L’aménagement des bureaux. ED 23
  • INRS. (2021). Environnement sonore en bureaux ouverts : évaluation de la gêne et démarche d’amélioration. ED 6402
  • INRS. (2024). Travail sur écran : https://www.inrs.fr/risques/travail-ecran/prevention-risques.html
  • INRS. (2024). Les postures sédentaires au travail. Définition, effets sur la santé et mesures de prévention. ED6494

 

Benoît Dahéron

Ergonome et Formateur

Spécialiste en prévention des risques professionnels et organisation du travail

TMS – RPS – QVCT – Usages

Vieillissement et transmission des savoir-faire

 

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